ART NOUVEAU

Palais de la Sécession par Olbricht (1897)

Art nouveau (Jugendstil)

 

Jugnestil en Allemagne, Sezessionstill en Autriche, ...

Art nouveau en France.

 

Historiquement, c'est le 24 décembre 1894 que l'on devrait à Alphons Mucha l'appellation d'Art Nouveau pour son affiche destinée à la pièce de Sarah Bernard "Gismonda".


Wikipedia propose Edmond Picard à l'origine

du terme en 1894.

En architecture, l'art nouveau est omniprésent à Vienne, Budapest et Pragues.

Voir aussi le voyage aux Pays Baltes et la visite de Riga qui offre, sans doute, les plus beaux quartiers, classés au patrimoine mondial, dans cette expression architecturale.

Les autres grandes villes européennes de l'Art Nouveau sont : Barcelone, Bruxelles, Glasgow, Milan, Nancy, Paris et Turin.

Egalement appelé style nouille, style métro, modern style, ce mouvement a également concerné des objets, des meubles, ...

Mais ne pas confondre avec l'Art Déco (1920-1940) qui en a dérivé.

Les reproductions suivantes, trouvées sur Internet, sont proposées
à titre de citation. impossible d'en garantir les couleurs

Gustav KLIMT (1862-1918)

La frise Beethoven du pavillon de la Sécession

Les photos sont interdites ... à partir de cette porte !

Description d'après le catalogue d'exposition de 1902

 

Mur latéral gauche (images 1 et 2)
L'Aspiration au Bonheur (symbolisée par les personnages féminins flottants du premier panneau). La Faible Humanité souffrante (le couple agenouillé et la jeune fille debout derrière). Ses supplications adressées à l'Invincible Guerrier (l'homme en armure dorée tenant une épée) comme motivations extérieures, la Pitié et la Hardiesse (les personnages féminins debout derrière le Guerrier) comme motivations intérieures qui incitent le Guerrier à combattre pour le Bonheur.


Mur central (image au-dessus)
Les forces hostiles. Le géant typhon, que même les dieux n'ont pas réussi à vaincre le monstre aux yeux de nacre qui couvre l'ensemble du mur central avec ses ailes bleues et ses extrémités anguiformes) ; ses filles, les trois gorgones (les trois femmes debout à gauche de typhon). Maladie, folie, mort (les visages féminins ressemblant à des masques, au-dessus des gorgones). Volupté, luxure et intempérance (le groupe des trois femmes à droite de typhon; l'intempérance porte une jupe bleue aux motifs décoratifs voyants et ornée d'applications).  Chagrin déchirant (la femme recroquevillée). Les désirs et aspirations s'envolent.

Mur latéral droit (images 4 et 5)
Ce baiser au monde entier. L'Aspiration au Bonheur trouve l'Apaisement dans la Poésie  (la joueuse de lyre). La Frise présente ensuite un espace vide ; en 1902, de larges ouvertures permettaient ici de voir la statue de Beethoven.
Les Arts nous guident vers cet Univers idéal où, seul, nous trouverons Joie, Bonheur, Amour véritables (les cinq femmes dont les trois plus hautes tendent le bras vers la scène finale illustrant l'Ode à la Joie de Schiller). Chœur des anges du paradis. « Joie, belle étincelle des dieux ».

Egon SCHIELE (1890-1918)

"La naissance du monde" de Courbet avait fait scandale en 1866. Schiele va plus loin avec ses dessins et ses toiles érotiques. Cent ans ont passé, si les sujets sont banalisés le graphisme reste d'une puissance inégalée.

Alphons MUCHA (1860-1939)

Sans aucun doute le plus grand dessinateur de l'Art Nouveau.

Mucha était aussi un grand peintre. Trois des vingt toiles de " L'Odyssée Slave " peintes entre 1910 et 1928.

Le trait est au dessin ce que la ligne mélodique est à la musique. Celui de Mucha n'exclu pas une composition parfaitement équilibrée avec ses moments forts et diffus : une bonne orchestration en quelque sorte !